Praline et les arbres

Praline et les arbres, c'est une nouvelle de mon amie Marie-Anaïs. Je l'ai beaucoup appréciée car l'écriture est fragile et douce, pour raconter quelque chose d'assez terrible. C'est pour cela que j'ai tout de suite eu l'idée de mettre en image cette histoire (cliquez sur le lien, il est évident que pour comprendre cette série il faut lire avant). 
Évidemment, j'ai ôté beaucoup de choses pour en remettre d'autres, mais c'est clairement l'idée de cette fille se transformant en "femme"que j'ai voulu mettre en avant. La grue en papier, ici, c'était pour l'innocence de Praline, sa volonté de s'envoler. J'ai adoré ce que m'a fait ressentir cette nouvelle, c'était intriguant, alors j'ai voulu recréer des photos basées sur ces émotions. 

J'ai travaillé avec Léa, qui correspondait pour moi totalement à cette histoire. Il pleuvait, et elle été très courageuse, je la remercie pour ça. J'espère la voir dans un autre shooting très vite !

J'ai recopié quelques citations de la nouvelle sous certaines images, mais je précise que ce n'est pas une mise en scène de la citation, c'est simplement ce à quoi la photo me fait penser !

Enjoy !



"Moi je sors les pieds de sous le hamac et je ne vois que des petites peaux mortes qui ne veulent pas tomber ah mais les coquines. "








" Je les arrache à la spatule mais quelqu'un a volé la spatule et la punition, c'est que personne ne veut la remplacer. "





"Hier je suis arrivée ici, dans ce coin gris, mais personne n'a voulu le voir. Les yeux bandés, les corps crevassés, moi je n'aime pas quand ça pue le monde. Je veux juste d'autres sous, des sous fins qui ne roulent pas, des billets verts froissés peut-être mais je m'en fous. Il paraît qu'avec on peut rentrer dans les petites maisons et acheter une spatule, en bois et parfois en fer, quand ils ont du stock qui vient de loin."


"Alors des hommes un peu gros m'ont dit que les sous c'était facile quand on était moi, que eux avaient plus de mal, ah qu'est-ce qu'ils m'enviaient. Il m'ont dit il faut juste que tu fasses comme on te dit et que tu n'ouvres pas trop ta bouche, idiote ta bouche."


"Maman elle me disait qu'il fallait souffrir pour être belle, c'est pour ça que je ne suis pas douillette, j'ai toujours aimé les gens qui disent, ah que tu es jolie Praline, qu'est-ce qu'elle est mignonne, et ses cheveux!"



"Le problème, mais c'est sûrement de ma faute si j'avais tout compris en travers, c'est qu'ils m'ont rattrapée par le bras, hep hep et là. Je leur ai dit, les petites peaux mortes et tout, mais il en va des excuses comme des patates belges."


"J'ai laissé filer quelques secondes et quand même je suis partie. Dans le noir c'est mieux, ils n'y voient pas plus qu'une étincelle, alors du feu... Mais les petites maisons avaient des volets fermés qui ressemblaient comme à des yeux cruels, alors je me suis perdue sur un chemin, la campagne est grande et les arbres aussi.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

N'hésitez pas à commenter, donner votre avis !