Tes yeux, comme des millions d'avions en papier.
Je suis né un jour de pluie de ta chevelure de feu, l'odeur des braises dans
nos étreintes. Nous sommes faits pour mourir ensemble. Elle te va si bien,
cette robe de silence, ils disaient qu'elle était faite pour toi, moi je pense
que tu es faite pour elle. Elle est aussi douce que tes lèvres de satin, aussi
fragile que tes ailes.
Un jour j'ai déchiré ta robe par accident; dans ma chute j'ai coloré ta chambre
de pastels bleus, et rouges, et mordorés, et j'ai peint tes lèvres avec un peu
de mon sang. Ce jour-là, tu as ri, et nos mains se sont confondues dans un
bruit sourd. Ce jour-là, je t'ai aimée sincèrement.
Tu me souriais toujours un peu plus. Je me suis attaché à tes rires, à tes
mots, à tes peines, à tes peurs, à tes habitudes, à tes folies. Tu faisais
éclore de tes mains mes rêves. Nous avons bu, tu m'as rendu ivre de tes
promesses, "un jour, nous", "je serai là". Mais toi, en
cachette, tu raccommodais la robe, fil par fil, en te plantant une aiguille
dans le doigt de temps en temps.
Tu ne supportes pas qu'on t'aime. Tu ne supportes pas mon regard. Et je suis
suspendue à tes paroles, le coeur débile, les mots ridicules, inutiles mes
mots.
"Là voilà elle est finie; disparais, maintenant, s'il te plaît" c'est
ce que tes yeux m'ont dit. Pourtant je t'aime, je tiens tellement à toi mais
non ce n'est pas la question. Il faut partir maintenant, que dis-je, il faut
fuir une fois encore, mais je n'en peux plus de courir.
Pourtant, les fleurs ont toutes fané.
Tu
es une poupée en acier.
Fin.
Modèle Marion Colombani.
Texte & photos Hwnx















J'aime beaucoup celle avec le raison et celle où elle se touche le menton.
RépondreSupprimerLe " Pourtant, les fleurs ont toutes fané." est très beau dans le contexte du texte.
pas très beau, très bien amené.
RépondreSupprimerTes photos sont vraiment superbe et en plus c'est un plaisir de te lire, j'aime beaucoup ta façon de raconter les choses. Bonne continuation.
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